Rembobinez à CETTE MAISON en presence de Miryam charles

Sam Meech reflects on our February screening and Q&A


FR >> (english follows)

Quelques photos de notre projection du film Cette Maison en février et de la discussion avec la réalisatrice Miryam Charles, animée par Emmanuel St. Juste.

Cette projection et cette discussion ont été très spéciales à plusieurs égards. Tout d’abord, le fait de présenter l’œuvre d’une cinéaste locale, et surtout de l’avoir parmi nous, a permis au public de se sentir plus proche de son travail. Miryam fait preuve d’une grande générosité (comme beaucoup le diront) dans la manière dont elle parle de son œuvre et de son processus de création.

Il est remarquable de constater les défis créatifs et logistiques auxquels la production a dû faire face (pandémie, troubles politiques, caractère sensible du sujet, etc.), mais Cette maison a trouvé sa forme grâce à des solutions très poétiques, telles que l’utilisation de décors de théâtre, qui lui confèrent une atmosphère unique.

Son talent de poète et de conteuse à travers le cinéma s’est tout autant révélé lors de sa conversation avec Emmanuel St. Juste. Emmanuel , bénévole au cinéma qui avait initialement proposé le film, s’est montré un animateur hors pair, mettant à profit ses années d’expérience en tant que critique de cinéma pour la CBC à Vancouver. C’était un plaisir de voir sa passion pour le cinéma et la recherche à l’œuvre, suscitant de merveilleuses réponses de la part de Miryam.

Nous avons également pu découvrir son dernier projet, un court-métrage intitulé L’île aux trésors, qui partage certains thèmes avec Cette maison, notamment celui de l’héritage haïtien au Québec, mais qui est vu à travers le regard d’enfants qui envisagent brièvement de fuguer.

Le public, dont beaucoup découvraient le Cinoche pour la première fois, s’est montré très réceptif tant au film qu’à la discussion qui a suivi. J’ai eu le plaisir d’accueillir ma voisine et légende locale, Véronique, qui était venue avec son chien (« Ninja ») pour assister à une projection avec nous pour la première fois. Elle s’est montrée très enthousiaste après la séance, et cette semaine encore, elle m’a interpellé dans la rue pour me dire à quel point elle avait été émue par le film de Miryam. Nous étions là, tous ensemble, au coin de la rue près de RONA, en train de discuter une nouvelle fois des idées et des émotions contenues dans Cette maison, et de la façon dont Miryam les avait su mettre en lumière avec tant de sensibilité, alors que la neige commençait à tomber.

EN >>
A few images from our February screening of Cette Maison and the discussion with the director Miryam Charles, in conversation with Emmanuel St. Juste.

The screening and discussion was very special in a number of ways. Firstly to show the work of a local filmmaker, and also to have them in attendance brings the audience closer to the work. Miryam is notably generous (as many people will agree) in how she talks about her work and process. It is remarkable to consider the creative and logistical challenges faced by the production (pandemic, political turmoil, the sensitivity of the subject, etc) but Cette maison found its form through some very poetic solutions such at the use of theatrical sets, that give it a unique feel.

Her skill as a poet and story teller through film was equally as evident in her conversation with Emmanuel St. Juste. Emmanuel, a volunteer of the cinema who originally proposed the film, was a superb animator of the discussion, demonstrating his years of experience as a film critic for CBC in Vancouver. It was lovely to see his passion for film and research in action, eliciting some wonderful responses from Miryam. We were also able to learn about her latest work, a short film called L’île aux trésors, which shares some thematic links with aspects of Cette maison, such as Haitian heritage within Québec, but is seen through the eyes of children who briefly plan to run away from home.

The audience, many of whom were visiting the Cinoche for the first time, were really engaged in both the film and the discussion. I was personally pleased to welcome neighbour and local legend Veronique sat with her dog (“Ninja”) enjoying a film with us for the first time. She was effusive after the event, and even just this week, stopped me in the street to tell me how much she was moved by Miryam’s film. Stood together on the street corner by RONA, here we were, discussing again the ideas and the emotions contained within Cette maison, and how Miryam had unlocked them so sensitively, as the snow began to fall.


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